« ARS : les services santé-environnement sur la feuille de route 2012 du conseil national de pilotage » par l’APM

PARIS, 25 janvier 2012 (APM) – La question de l’organisation et des missions des services santé-environnement des agences régionales de santé (ARS) est inscrite sur la feuille de route 2012 du conseil national de pilotage (CNP), a indiqué mercredi la secrétaire générale des ministères en charge des affaires sociales, Emmanuelle Wargon.

Elle était l’invitée d’une rencontre organisée par nile à Paris sur les ARS.

Sollicitée par l’APM sur les conclusions critiques d’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur l’organisation de ces services des ARS, rendu public mercredi (cf APM CBPAP001), Emmanuelle Wargon a indiqué qu’elle le prenait « très au sérieux ».

« Ce rapport pose [beaucoup] de questions », a-t-elle commenté, indiquant que sa « feuille de route 2012 » revenait à « être en capacité de répondre le mieux possible aux enjeux qui ont été posés par le rapport (…) C’est clairement un défi ».

Emmanuelle Wargon a toutefois exprimé quelques réserves sur les conclusions de l’Igas, pointant un décalage avec le principe même de la réforme portée par la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST).
« Si l’on faisait le tour de la totalité des missions des ARS avec une approche thématique comme celle-là, on arriverait quasiment tout le temps à la même conclusion [du type] ‘le secteur X est le parent pauvre de l’ARS, il faut sanctuariser ses moyens et mettre en cohérence l’ambition et la capacité à faire' », a-t-elle commenté.

 

MOYENS ET PILOTAGE PAR OBJECTIFS

« Il y a un point qui me paraît compliqué dans ce rapport, mais c’est vrai pour à peu près toutes les fonctions, c’est de dire ‘il faut sanctuariser, il faut un minimum, en-dessous de tant de personnes par secteur et par délégation territoriale, on ne sait pas faire’. C’est frontalement antagoniste avec l’idée de piloter par objectifs », a souligné Emmanuelle Wargon.

« En revanche, dire à chaque ARS: ‘santé-environnement est une mission importante de santé publique, vous devez être en capacité de répondre aux objectifs, organisez-vous le mieux possible pour le faire’, là oui », a-t-elle poursuivi.

Emmanuelle Wargon a par ailleurs rappelé que la réforme des ARS se faisait « à ambitions en hausse, et effectifs en baisse », ajoutant qu’il fallait que « chacun prenne sa part dans la réduction des déficits et de la maîtrise des finances publiques ».

« Faut-il mettre huit personnes minimum par DT en santé-environnement ? Je ne sais pas », a commenté Emmanuelle Wargon, soulevant les questions connexes de l’articulation des ARS sur ce thème avec les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) et les directions départementales des territoires et de la mer (DDTM).

 

VERS MOINS DE PAPERASSE DANS LES ARS ?

Elle a signalé le lancement d’un chantier interne au sein des ARS qui doit permettre de dégager du temps pour les personnels, pour simplifier les processus, la gestion des dossiers papiers, des autorisations, en informatisant « au maximum ».

Elle a cité à cet égard le déploiement du système d’information Hapi (harmonisation et partage d’information) qui sera utilisé par les ARS pour la campagne tarifaire médico-sociale 2012 (cf APM NCPAI005).

« Il y a des gains significatifs » en termes de productivité, d’efficience et de qualité de la relation avec les établissements, a observé Emmanuelle Wargon en rappelant l’importance des systèmes d’information en ARS. « Il faut pouvoir progressivement réinjecter ces gains vers les politiques publiques dont on a besoin ».

vg/san/APM polsan
VGPAP001 25/01/2012 12:19 ACTU

Tous droits réservés à APM International : www.apmnews.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *