« Quand la précaution est trop lourde à porter », billet d’humeur de Christophe Vanackère

Publié le 31 mai dernier, sur son blog Les Mots pour le dire, Christophe Vanackère nous livre ici un de ses billets d’humeur :

Jean-Paul Delevoye a offert ce 31 mai aux invités de Seniors entrepreneurs un sévère constat sur notre société et une brillante analyse sur la nécessité de revoir nos schémas de pensée.

Après avoir estimé que nous n’avions pas suffisamment pris en compte, collectivement, les mutations profondes réalisées ces dernières décennies, et surtout de ne guère anticiper celles à venir. Avec un exemple majeur, celui de la santé au travail. Car, précise le Président du Conseil économique, social et environnemental, si notre société a mis quelques décennies a bien appréhender des troubles tels que les TMS, elle ne mesure pas les effets des changements de rythme et des changements de technologie sur les équilibres cérébraux.

Au-delà de l’exemple, l’ancien Médiateur de la République a mis en exergue un changement fondamental dans le rapport au temps. Le futur n’est plus la projection du présent éclairé par le passé, mais bel et bien leur remise en cause indiquait-il. Mais l’homme acceptera-t-il de gérer de telles perspectives? Acceptera-t-il le risque que cela représente?

Si la question est considérée comme fondamentale par Jean-Paul Delevoye, c’est parce que la réponse se trouve peut être dans l’application systématique d’un principe de précaution dont la pratique tourne plutôt à la prévention extrême. A ce jeu là, on risque surtout de ne plus rien faire, indiquait-il en substance.

Une question qui résonne dans les cerveaux de la protection sociale, eux qui se doivent de prévoir et d’accompagner les risques de l’existence. On soulignera sur ce thème l’initiative d’Agrica qui nous convie dans quelques jours à une réflexion de pleine actualité. « A trop prévenir les risques, l’avenir est-il assuré ? » se demande le groupe de protection sociale. A méditer…

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