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	<title>l&#039;œil de nile</title>
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	<description>Agence conseil en affaires publiques, nile est destinée à apporter aux associations de patients, professionnels de santé, producteurs de soins et pouvoirs publics un conseil stratégique et une expertise dans la réflexion et la mise en oeuvre de leurs affaires publiques.</description>
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		<title>Quelques questions aux intervenants du café nile du 9 mai</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:11:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Hier matin, nous recevions Martial Olivier Koehret (Président de Soins Coordonnés), Charline Boissy (Présidente de l’ISNAR-IMG), Jean-Paul Ortiz (Président du SYMHOP, du Syndicat des Néphrologues Libéraux et Président de l’URPS ML Languedoc-Roussillon) et Jean-Michel Klein (Président du Syndicat National des ORL) pour un café nile portant sur le thème « Quelles frontières aux nouveaux métiers <a href="http://loeildenile.eu/2012/05/10/quelques-questions-aux-intervenants-du-cafe-nile-du-9-mai/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hier matin, nous recevions Martial Olivier Koehret (Président de Soins Coordonnés), Charline Boissy (Présidente de l’ISNAR-IMG), Jean-Paul Ortiz (Président du SYMHOP, du Syndicat des Néphrologues Libéraux et Président de l’URPS ML Languedoc-Roussillon) et Jean-Michel Klein (Président du Syndicat National des ORL) pour un café nile portant sur le thème « Quelles frontières aux nouveaux métiers ? ».</p>
<p>L’oeil de nile en a profité pour leur poser quelques questions dont voici les réponses en vidéo :</p>
<p><iframe width="620" height="450" src="http://www.youtube.com/embed/k08QerN2Ws4" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>&#171;&#160;Une nouvelle étape dans le monde de l’hospitalisation privée en Allemagne&#160;&#187; par Paul Garassus</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 15:35:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un marché jugé comme difficile pour les investisseurs et de ce fait plutôt atone en France, les tout récents développements observés en Allemagne sont singulièrement impressionnants. Une première étape avait été franchie l’automne 2011 avec une première transaction d’envergure sous la forme d’une acquisition de MediClin par le Groupe Asklepios. Cette fusion permettait alors <a href="http://loeildenile.eu/2012/05/03/une-nouvelle-etape-dans-le-monde-de-lhospitalisation-privee-en-allemagne-par-paul-garassus/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un marché jugé comme difficile pour les investisseurs et de ce fait plutôt atone en France, les tout récents développements observés en Allemagne sont singulièrement impressionnants. Une première étape avait été franchie l’automne 2011 avec une première transaction d’envergure sous la forme d’une acquisition de MediClin par le Groupe Asklepios. Cette fusion permettait alors au groupe nouvellement constitué de prendre la première place du marché allemand des cliniques privées avec environ 140 établissements réalisant un chiffre d’affaires annuel cumulé de 2,8 milliards d’euros.<br />
<span id="more-406"></span><br />
Le secteur de l’hospitalisation privée qui est déjà assez regroupé en Allemagne (environ 70% des cliniques dépendent déjà de groupes de taille variable contre moins de 40% en France) vient de subir le 26 avril une nouvelle transformation brutale et inattendue. Le groupe HELIOS vient d’annoncer l’achat de RHOEN-KLINIKUM dans un processus de fusion-acquisition alors qu’ils étaient respectivement numéro 3 et 2 sur leur marché. Le rachat des actions qui doit être confirmé dans les semaines à venir, se fait par acquisition de la part du propriétaire de HELIOS, c’est-à-dire FRESENIUS. Cet acteur mondial des industries de santé tout particulièrement présent dans le secteur de la dialyse, était déjà ce qui est moins connu, propriétaire de HELIOS un des acteurs importants de l’hospitalisation privée allemande. En deux étapes, cet automne par l’acquisition du groupe DAMP (près de 500 millions de CA) puis ce printemps avec l’achat de RHOEN, (transaction évaluée à 3,1 milliards d’euros) HELIOS devient et de loin le leader du secteur. Le chiffre global de CA estimé sera de 5,6 milliards d’euros pour près de 120 établissements de grande taille. Le rachat nécessite l’acquisition de 90% des actions de RHOEN, les actionnaires historiques (la famille MUNCH) ayant donné leur accord. Les autres actionnaires sont des investisseurs nord-américains qui depuis plusieurs années s’étaient positionnés dans le monde de la santé. La valeur attractive de l’offre de rachat du titre en bourse, fait escompter une solution rapide. Le projet de transaction est accompagné par un consortium de banques, Deutschen Bank, J.P. Morgan, Société Générale, Crédit Suisse et UniCredit. On rappelle que Stantard and Poor’s avait fait l’année passée, une analyse fouillée et comparative de la position du groupe RHOEN. Le quotidien « Die Welt » titrait jeudi 26 avril sur la naissance d’un géant, le FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) quant à lui interviewait Ulf Schneider, le dirigeant de FRESENIUS qui considère le marché allemand de l’hospitalisation privée encore morcelé.</p>
<p>&nbsp;<br />
Ces stratégies interrogent de la part d’investisseurs aussi puissants et qui connaissent parfaitement le secteur de la santé. Le pari est donc sur l’optimisation de gestion offerte par des tailles industrielles de regroupements hospitaliers, pour des patients soucieux de la qualité des soins. La création de « poids lourds » de l’hospitalisation est donc un fait économique notable mais inattendu, l’annonce de la fusion récente ayant pris de court tous les spécialistes. Le secteur de la santé, qui a pu être considéré comme un stabilisateur automatique au début de la crise économique, va certainement devoir endurer des temps difficiles sous la contrainte affichée des restrictions budgétaires à venir. Le respect des engagements financiers des états membres de l’Union Européenne, dans une orthodoxie budgétaire recouvrée (ou annoncée), va certainement peser sur l’offre de soins et les politiques tarifaires. Le fait est déjà patent en France. La recomposition de l’offre de soins selon la pression des régulateurs que sont les tutelles concernées, se fera-t-elle sur une tendance en faveur d’un secteur privé dynamique et innovant ? Des modèles économiques différents, les PPP (Partenariat Public Privé) ont vécu ces toutes dernières années de crise, des temps difficiles dans les deux pays où ils ont été volontiers implantés (Espagne et Royaume-Uni). L’implication d’un gestionnaire privé d’envergure, grand spécialiste de la santé, mérite donc une attention renouvelée de notre part afin de permettre de modéliser au mieux un monde hospitalier en grande restructuration. L’hospitalisation privée européenne est à la fois attentive à la reconnaissance de sa place et aussi soucieux d’une reconnaissance tarifaire à la hauteur des enjeux. Les conséquences pratiques de la directive européenne augmentant la liberté de circulation des patients et transposable en droit national en Octobre 2013, ne sont pas encore modélisables. Néanmoins, la libéralisation de l’offre de soins et l’implication d’acteurs économiques privés est à prendre en compte.</p>
<p>&nbsp;<br />
Alors que l’on observe en France une nette stagnation des transactions dans un monde hospitalier privé plutôt désenchanté et contraint, l’annonce de restructurations majeures outre-rhin ne peut laisser indifférent. Le modèle économique développé va être étudié à la loupe, des rentabilités « à deux chiffres » laissant perplexe les acteurs économiques de ce côté-ci du Rhin. Nous avons rencontré les responsables du BDPK (équivalent de la FHP) à Berlin ce jour. L’annonce de la fusion récente a surpris tout le monde mais s’inscrit dans une logique de professionnalisation de l’offre de soins. Ici aussi le futur est à la réduction du nombre d’établissements hospitaliers, leur diminution de taille – le down-sizing est la mode ici aussi – et leur inscription au sein de réseaux professionnels renouvelés dont les maisons spécialisées de santé font partie. Les nouveaux acteurs ainsi constitués vont donc peser directement sur l’offre de soins. Les développements internationaux du secteur hospitalier privé (actuellement en Allemagne, mais aussi au Royaume-Uni et dans l’Europe de l’Est). Le modèle d’une gestion d’établissements par des praticiens est en voie de disparition, il serait étonnant que ces évolutions conséquentes ne s’expriment pas également sur notre territoire.</p>
<p>&nbsp;<br />
Quelle place pour un nouveau « géant » du secteur, quelle est son positionnement et quel pertinence économique doit se développer pour réussir ce pari d’envergure, voilà toutes les questions qui ne manqueront pas de se poser. Nous serons vigilants à analyser et comprendre ce qui pourrait être une piste de développement, y compris dans notre pays, pour en tirer des leçons pertinentes et efficientes.</p>
<p>&nbsp;<br />
Dr Paul GARASSUS<br />
Vice Président SFES, Membre de l’UEHP*</p>
<p>&nbsp;<br />
* Union Européenne des Hôpitaux Privés</p>
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		<title>&#171;&#160;La pharmacie à l’acte en complément de la médecine à l’acte&#160;&#187; par Impact-Santé</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 15:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ecrit par Serge Benaderette, et publié sur le site d&#8217;Impact-Santé.fr le 12 mars 2012, à la suite du café nile réunissant Jean Biwer (UNPF), Gilles Bonnefond (USPO) et Philippe Gaertner (FSPF), sur le thème des nouveaux métiers pour les acteurs de santé de demain. A l&#8217;occasion de la diffusion du compte-rendu de ce café nile, que vous <a href="http://loeildenile.eu/2012/04/17/la-pharmacie-a-lacte-en-complement-de-la-medecine-a-lacte-par-impact-sante/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ecrit par Serge Benaderette, et publié sur le site d&#8217;Impact-Santé.fr le 12 mars 2012, à la suite du café nile réunissant Jean Biwer (UNPF), Gilles Bonnefond (USPO) et Philippe Gaertner (FSPF), sur le thème des nouveaux métiers pour les acteurs de santé de demain. A l&#8217;occasion de la diffusion du compte-rendu de ce café nile, <a title="Compte-rendu du café nile du 7 mars" href="http://www.nile-consulting.eu/?rub=news&amp;new=312" target="_blank">que vous retrouverez ici libre de droits sur le site de nile</a>, nous avons souhaité mettre à votre disposition cet article :</em><br />
<span id="more-401"></span><br />
À mi-chemin des négociations de la future convention pharmaceutique pour 5 ans avec l’assurance maladie (UNCAM), les trois présidents de syndicats de pharmaciens d’officines viennent d’être mis sur le gril des rencontres de nile qu’anime Olivier Mariotte.</p>
<p>Comment 23 000 officines, appelées par la loi (HPST, LFSS) à passer du stade de la seule dispensation &#8211; vente en perte de marge &#8211; à un rôle élargi à de nouvelles missions (dépistage, prévention, suivi thérapeutique des patients chroniques) rémunérées à l’acte, peuvent-elles réussir le passage sans casse dans le champ conventionnel pour 60 millions de FGrançais ? Quel serait l’équilibre le plus optimal pour que l’économie de l’officine repose sur cette rémunération mixte et à quel rythme l’atteindre ?<br />
Tous affichent la volonté d’intégrer une part d’acte dans la rémunération du pharmacien dont un volet individualisé rémunéré au vu de résultats en matière de prévention, dépistage, suivi des patients chroniques, etc., et, un autre volet lié à la dispensation des médicaments.</p>
<p>Pour Jean Biwer (trésorier de l’UNPF), le tout ne saurait excéder 10 %. « Ne basculer au bout de 5 ans que 100 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros n’a aucun sens, cela ne vaut même pas la peine de commencer à prendre quelque risque que ce soit », rétorque Philippe Gaertner (FSPF). De surcroît, dit-il, cela « nous emmènerait dans le mur par rapport aux évolutions prévisionnelles (à la baisse, NDLR) du marché du médicament ». À ses yeux, réussir une évolution significative implique que, dans 5 ans, la rémunération globale de l’officine se décompose entre 25 % d’actes issus des nouvelles missions (rémunération à la performance et honoraire lié à la dispensation) , 25% venant du forfait en vigueur de 53 centimes par boîte vendu et 50% liés à la marge commerciale.</p>
<p>Défendant aussi de telles proportions, Gilles Bonnefond (USPO) assure faire preuve de prudence dans un contexte économique difficile. Faisant observer que compte tenu du coup de rabot de 300 millions sur la marge imposé en 2012 par la LFSS, une telle pénalité contraint à aller moins vite que prévu. Reste que ce nouveau métier rend indispensable de créer des espaces conseils dits de confidentialités dans chaque officine pour accompagner les patients. Tant pour Gilles Bonnefond que pour Philippe Gaertner et Jean Biwer, ces entretiens auxquels ces lieux sont destinés ne se conçoivent que « pour mieux accompagner la prescription du médecin, la rendre plus performante », souligne Philippe Gaertner. « En aucune manière, il s’agit d’empiéter sur le domaine du médecin », précise Jean Biwer. « Le pharmacien ne fait pas de diagnostic », abonde Gilles Bonnefond, pour qui le « job est de convaincre le patient de rentrer dans un parcours de soins cohérent ». Médecins &#8211; pharmaciens ? Un couple appelé à faire fonctionner la médecine de proximité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Serge BENADERETTE<br />
2012 &#8211; Tous droits réservés à impact-sante.fr</p>
<p><a href="http://www.impact-sante.fr/Pharmacie/_Pharmacie_Actualites/La_pharmacie_a_l_acte_en_complement_de_la_medecine_a_l_acte/9/21418/1578" target="_blank">http://www.impact-sante.fr/Pharmacie/_Pharmacie_Actualites/La_pharmacie_a_l_acte_en_complement_de_la_medecine_a_l_acte/9/21418/1578</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Santé : le système français à l’heure des choix&#160;&#187; par Alain Perez, Les Echos</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 13:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les spécialistes de la santé publique s&#8217;y attendaient. Alors que l&#8217;accès aux soins et l&#8217;avenir du système de santé hexagonal font partie des préoccupations majeures des Français, ce thème n&#8217;apparaît que de façon marginale dans les discours des candidats à la présidentielle. « Il n&#8217;y a que de mauvaises nouvelles à annoncer », commente un <a href="http://loeildenile.eu/2012/04/12/sante-le-systeme-francais-a-lheure-des-choix-par-alain-perez-les-echos/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les spécialistes de la santé publique s&#8217;y attendaient.<br />
Alors que l&#8217;accès aux soins et l&#8217;avenir du système de santé hexagonal font partie des préoccupations majeures des Français, ce thème n&#8217;apparaît que de façon marginale dans les discours des candidats à la présidentielle. « Il n&#8217;y a que de mauvaises nouvelles à annoncer », commente un spécialiste inquiet de ces réticences des postulants à l&#8217;Elysée.<br />
<span id="more-387"></span><br />
Cette année, la dépense de santé des Français va atteindre un total proche de 240 milliards d&#8217;euros. Ce pactole, qui augmente à un rythme supérieur à 2 % par an, irrigue un secteur riche d&#8217;environ 2 millions d&#8217;emplois : professeurs d&#8217;université-praticiens hospitaliers (PUPH), brancardiers, ambulanciers, anesthésistes et infirmières font partie de ce corps des professionnels de santé. Au total, pas loin de 200 métiers différents dans le public et le privé dont les responsabilités, les salaires et les statuts varient considérablement. Autant de baronnies organisées en lobbies dont le pouvoir de résistance au changement est énorme. Cette armée de soignants est commandée par deux juges de paix qui régulent tant bien que mal l&#8217;activité du secteur : la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) et l&#8217;Objectif national de dépense d&#8217;assurance-maladie (Ondam).</p>
<p>Le déficit de l&#8217;assurance-maladie pour 2011 qui vient d&#8217;être annoncé (8,6 milliards d&#8217;euros) confirme que l&#8217;équilibre est rarement au rendez-vous. Depuis 1997, l&#8217;Ondam n&#8217;a été atteint que deux fois. Pour 2012, il a été fixé à 171,7 milliards d&#8217;euros, en augmentation de 2,8 % par rapport à l&#8217;année précédente. Les dépenses de santé de l&#8217;Hexagone continuent donc de croître plus vite que le produit intérieur brut du pays. Le rapport du Haut Conseil pour l&#8217;avenir de l&#8217;assurance-maladie (HCAAM) qui vient de paraître résume simplement les enjeux à venir : « Il n&#8217;y a pas d&#8217;avenir pour notre système d&#8217;assurance-maladie si son équilibre financier n&#8217;est pas assuré dans la durée. » Créée en octobre 2003, cette institution indique clairement que l&#8217;équilibre financier n&#8217;est pas une lubie d&#8217;économiste ultralibéral, mais qu&#8217;il est indispensable « au maintien de l&#8217;égalité de tous face à l&#8217;épreuve qu&#8217;est la maladie ».</p>
<p>L&#8217;organisation actuelle a été édifiée après la Seconde Guerre mondiale autour d&#8217;un slogan généreux : « On cotise selon ses moyens et on reçoit selon ses besoins ». En d&#8217;autres termes, à tout moment de la vie, les bien-portants sont financièrement solidaires des malades. Cette ambition est mise en péril par une donnée qui ne pouvait être anticipée par les créateurs du modèle : l&#8217;explosion des pathologies chroniques. « Notre organisation est fondée sur la prise en charge des maladies aiguës et pas sur la gestion des traitements de longue durée », rappelait récemment Jean-Marc Lamère, vice-président de l&#8217;Union nationale des caisses d&#8217;assurance-maladie (Uncam).</p>
<p>Actuellement, plus de 9 millions de personnes bénéficient du statut d&#8217;affection de longue durée (ALD) et ce poste augmente de 1 % par an. Les maladies chroniques représentent désormais 71 % des dépenses totales et ce montant ne peut qu&#8217;augmenter avec le vieillissement de la population. « Nos concitoyens vivent plus longtemps avec des polypathologies plus fréquentes », résume Jean-Marc Lamère. Il faut d&#8217;ailleurs se féliciter de ce résultat, qui confirme la bonne couverture du système d&#8217;assurance. « Le reste à charge payé par les patients de leur poche est le plus faible en Europe après la Finlande », précise le dirigeant de l&#8217;Uncam.</p>
<p>Dans son rapport, l&#8217;HCAAM apporte quelques nuances de taille à cet altruisme républicain : « L&#8217;objectif de protection de la santé ne doit pas être confondu avec l&#8217;idée fausse selon laquelle la prise en charge de ce qui est effectivement nécessaire à la santé passerait par le remboursement de tout ce qui peut être proposé par le marché. » Autrement dit, le reste à charge payé par les patients est condamné à augmenter. Parallèlement, ce document rappelle que cet effort individuel doit s&#8217;accompagner « d&#8217;une recherche systématique des gains de bonne gestion, quels que soient les moyens disponibles ».</p>
<p>Il faudrait donc intervenir aux deux bouts de la chaîne pour rétablir l&#8217;équilibre. C&#8217;est-à-dire réduire les prestations servies aux assurés et optimiser les dépenses des professionnels de santé. La plupart des experts estiment qu&#8217;une organisation rationnelle du parcours de soins permettrait d&#8217;économiser une dizaine de milliards d&#8217;euros par an. Mais comment casser la structure actuelle « en silo » sans déclencher la colère des soignants ? Et comment régler le curseur entre soins de base et soins de confort chez les soignés ? Aucun candidat n&#8217;a envie de se lancer dans un exercice suicidaire qui ne peut faire que des mécontents. Les associations de patients ont déjà fait savoir leur opposition à toute forme de régression sociale et les professionnels de santé ont vite fait de dénoncer la mise en place d&#8217;une médecine à deux vitesses.</p>
<p>Dans ce contexte de défiance mutuelle, le cabinet nile a comparé les propositions des cinq principaux candidats ( <a title="Tableau Comparatif des Programmes de Santé des 5 candidats aux Présidentielles (+10%)" href="http://www.nile-consulting.eu/drop/1-298.pdf" target="_blank">Tableau Comparatif des Programmes de Santé des 5 candidats aux Présidentielles (+10% intentions de vote)</a> ). Les lieux communs ne manquent pas dans ces catalogues de mesures incantatoires : définir un nouveau modèle fondé sur une conception économique, sociale et démocratique de la santé (Hollande), mettre les patients au coeur du système de soins (Sarkozy), préserver le capital-santé par une éducation sanitaire (Hollande), réviser en profondeur la loi de santé publique de 2004 (Sarkozy). La loi HPST (hôpital patients santé territoires) votée par le gouvernement Fillon est à peine contestée par François Hollande, qui regrette sa logique de type « hôpital-entreprise », sans toutefois demander son retrait. Aucun des candidats n&#8217;ose envisager, comme le fait le HCAAM, « un risque de déremboursement massif des soins et un repli de l&#8217;assurance-maladie sur certains soins ou certains publics. Un système qui mènerait à l&#8217;abandon progressif de la valeur de solidarité universelle entre bien-portants et malades qui fonde aujourd&#8217;hui notre système. »</p>
<p>Alain Perez est journaliste chargé de la rubrique Science des « Echos ».</p>
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		<title>La coopération inter-professionnelle au coeur du territoire de Belfort</title>
		<link>http://loeildenile.eu/2012/04/02/la-cooperation-inter-professionnelle-au-coeur-du-territoire-de-belfort/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 16:27:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un communiqué diffusé ce lundi 2 avril, l’association Soins Coordonnés, qui rassemble des professionnels de santé désirant sortir de l’isolement, s’est félicitée de la réouverture d’un lieu de soins dans le quartier des Glacis du Château, à Belfort. Située dans une zone déficitaire et sensible dans laquelle plus aucun médecin n’exerçait depuis plus d’un <a href="http://loeildenile.eu/2012/04/02/la-cooperation-inter-professionnelle-au-coeur-du-territoire-de-belfort/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqué diffusé ce lundi 2 avril, l’association Soins Coordonnés, qui rassemble des professionnels de santé désirant sortir de l’isolement, s’est félicitée de la réouverture d’un lieu de soins dans le quartier des Glacis du Château, à Belfort. Située dans une zone déficitaire et sensible dans laquelle plus aucun médecin n’exerçait depuis plus d’un an, cette maison de santé est composée d’une équipe pluri-professionnelle de cinq personnes regroupant deux médecins, une infirmière, une diététicienne et une psychologue.<br />
<span id="more-373"></span><br />
Cette réouverture est soutenue par l’association Soins Coordonnés, qui affirme que « faire confiance aux acteurs de terrain et ouvrir des espaces locaux de contractualisation permet de répondre aux besoins de santé de la population sur tout le territoire et fait reculer les déserts médicaux ». La Franche-Comté est en effet une région française dans laquelle il manque de nombreux médecins, et si la loi HPST a soulevé plusieurs leviers d’action pour combattre les déserts médicaux, l’implication des professionnels sur le terrain reste fondamentale et indispensable afin d’améliorer la prise en charge et le suivi des patients des zones déficitaires.</p>
<p>Pour plus d’informations vous pouvez contacter le Dr Pierre Bobey, responsable de l’association Soins Coordonnés : <a href="mailto:p.bobey@chartesante.fr">p.bobey@chartesante.fr</a></p>
<p><a href="http://loeildenile.eu/wp-content/uploads/2012/04/Communique-Soins-coordonnes-Deserts-medicaux.pdf" target="_blank">Retrouvez ICI le communiqué</a></p>
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		<title>&#171;&#160;SIDA 2.0 Regards croisés sur 30 ans d’une pandémie… Et demain ?&#160;&#187; par Didier Lestrade et Gilles Pialoux</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 09:45:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1981-2011 : 30 ans de Sida Il est paradoxal a priori de célébrer les 30 ans d’une épidémie aussi dramatique que le Sida et certains rétorqueront d’ailleurs qu’on a tout dit, tout entendu dessus; alors, pourquoi publier un énième opus sur l’histoire du Sida ? C’est pourtant à l’inverse que s’attèle cet ouvrage précieux et <a href="http://loeildenile.eu/2012/03/30/sida-2-0-regards-croises-sur-30-ans-dune-pandemie-et-demain-par-didier-lestrade-et-gilles-pialoux/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>1981-2011 : 30 ans de Sida</p>
<p>Il est paradoxal <em>a priori</em> de célébrer les 30 ans d’une épidémie aussi dramatique que le Sida et certains rétorqueront d’ailleurs qu’on a tout dit, tout entendu dessus; alors, pourquoi publier un énième opus sur l’histoire du Sida ?<br />
<span id="more-363"></span><br />
C’est pourtant à l’inverse que s’attèle cet ouvrage précieux et unique, qui retrace année après année le combat des malades séropositifs et plus largement de l’ensemble des acteurs de santé investis depuis le début dans le combat contre le Sida.</p>
<p>Ecrit par Didier Lestrade, journaliste écrivain, séropositif depuis 25 ans, co-fondateur d’Act Up-Paris et Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’Hôpital Tenon à Paris et rédacteur en chef de la revue en ligne <a title="VIH.org" href="http://www.vih.org" target="_blank">www.vih.org</a> , ce livre a le mérite de sortir des sentiers battus du pathos « exhibitionniste » de la maladie ou encore de ces innombrables récits racontés, monopolisés par certains experts médicaux et scientifiques.</p>
<p>Une donnée est fondamentale et l’ouvrage ne cesse d’y revenir : depuis l’arrivée des trithérapies, la vie des malades a considérablement évolué : en 10 ans, on peut compter sur plus de 17 médicaments, qui ont constitué et constituent pour la plupart des innovations thérapeutiques majeures ayant permis aux malades séropositifs de voir leur qualité de vie s’améliorer très significativement et de voir leurs souffrances physiques s’atténuer.</p>
<p>La communauté des malades séropositifs a su dès le départ se structurer, donner de la voix pour s’emparer du pouvoir d’information et de formation, former des générations de malades ayant à cœur d’agir d’égal à égal, en partenariat et en confiance avec les professionnels de santé.</p>
<p>C’est pour toutes ces raisons que nile vous recommande vivement la lecture de cet ouvrage précieux (parus aux éditions Fleuve Noir) qui donne la priorité aux histoires de ces hommes et de ces femmes, acteurs et témoins journaliers du Sida, fléau qui continue toujours et encore de frapper en France.</p>
<p>Comme le rappelle très justement l’ouvrage, de nombreux malades séropositifs sont encore dans un état de déshérence, d&#8217;échec thérapeutique et de souffrance sociale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-364" style="border-image: initial; border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" title="sida2.0" src="http://loeildenile.eu/wp-content/uploads/2012/03/sida2.0.jpg" alt="" width="347" height="558" /></p>
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		<title>UFC-Que choisir se mord la queue</title>
		<link>http://loeildenile.eu/2012/03/28/ufc-que-choisir-se-mord-la-queue/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Mar 2012 11:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On sait la longue marche de l’UFC pour lutter contre le monopole des pharmacies d’officine dans la distribution des médicaments. Cette entreprise pourrait être louable si elle se révélait porteuse d’une amélioration potentielle de la santé publique et d’un bienfait supérieur pour les malades. Mais on cherche les raisons de cet acharnement et la conclusion <a href="http://loeildenile.eu/2012/03/28/ufc-que-choisir-se-mord-la-queue/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On sait la longue marche de l’UFC pour lutter contre le monopole des pharmacies d’officine dans la distribution des médicaments. Cette entreprise pourrait être louable si elle se révélait porteuse d’une amélioration potentielle de la santé publique et d’un bienfait supérieur pour les malades. Mais on cherche les raisons de cet acharnement et la conclusion de l’enquête menée dernièrement auprès de plus de 600 officines laisse pantois.<br />
<span id="more-358"></span><br />
Le propos ici n’est pas de discuter de la méthodologie employée ni même des résultats. On laissera les professionnels eux-mêmes se défendre sur ce sujet et apporter les éléments de contradiction qu’ils voudront. On restera quand même un peu étonné par la convergence temporelle entre la sortie de cette enquête et la signature annoncée de la nouvelle convention pharmaceutique. On peut se demander avec une pointe d’ironie à qui profite cette astrologie politico-médiatique.</p>
<p>On n’empêchera pas de se gausser quant à la préconisation de l’enquête : ni plus ni moins que de « permettre la distribution de médicaments dans les structures de parapharmacies et dans les grandes surfaces ». On sait ces lieux propices à l’information des consommateurs, temples incarnés de la protection du pouvoir d’achat et soutiens inconditionnels et actifs à l’émergence d’un client responsable et parfaitement informé…</p>
<p>Mais là où l’on se retient à peine d’une crise d’énurésie déclenchée par une crispation spasmodique des zygomatiques, c’est quand on lit que tout ceci devrait se faire « sous le contrôle d’un pharmacien diplômé »… Comme dirait le Canard, certains n’ont pas peur du ridicule… En gros, sortez ces pharmaciens de leurs officines et mettez-les dans la grandes distrib’ : ils deviendront vertueux !</p>
<p>On rappellera quand même ici que si tout monopole est intrinsèquement discutable dans son principe, celui des officines met la population française à l’abri de la présence de médicaments falsifiés dans le circuit de distribution des produits de santé… à l’inverse de ce qui cela se passe dans les édicules de parapharmacie et les grandes surfaces de nos amis d’Outre-Manche où l’on constate près de 5% de médicaments contrefaits.</p>
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		<title>Le CNPS déçu par la campagne présidentielle : Un débat creux pour des enjeux cruciaux</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 11:26:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jeudi dernier, le 15 mars, s’est tenue la Convention Nationale du Centre National des Professionnels Libéraux de Santé (CNPS), relative au programme santé des candidats à l’élection présidentielle à laquelle nile a assisté. Après une présentation des propositions du CNPS pour le prochain quinquennat, par son président Michel Chassang, se sont succédés à la tribune <a href="http://loeildenile.eu/2012/03/21/cnps-decu-par-la-campagne-presidentielle-un-debat-creux-pour-des-enjeux-cruciaux/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi dernier, le 15 mars, s’est tenue la Convention Nationale du Centre National des Professionnels Libéraux de Santé (CNPS), relative au programme santé des candidats à l’élection présidentielle à laquelle nile a assisté.<br />
<span id="more-351"></span><br />
Après une présentation des propositions du CNPS pour le prochain quinquennat, par son président Michel Chassang, se sont succédés à la tribune Jean-Luc Véret pour EELV, Xavier Bertrand pour l’UMP, Geneviève Darrieussecq pour le MODEM, et Marisol Touraine pour le PS. Chacun a exposé le programme de son candidat en ce qui concerne principalement les professionnels libéraux et a répondu aux questions de la salle.</p>
<p>Cette journée qui aurait pu/dû être un foisonnement de propositions s’est d’avantage révélée être une opération de séduction de la part des quatre intervenants. L’assemblée s’est ainsi étonnée du peu de précision des porte-paroles et de leur propension à répondre à côté de la question. Beaucoup de constats ont été posés, mais peu de réponses ont été apportées.</p>
<p>De fait, c’est le mot « déception » qui est lâché par Philippe Tisserand, président de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI), qui se dit « en colère ». « Ils ne savent pas de quoi ils parlent » précise-t-il. « Et encore, insiste Christian Jeambrun, président du Syndicat des Médecins Libéraux (SML), nous avions les conseillers santé, nous aurions eu droit à la même soupe si ça avait été les candidats eux même ». Pour Alain Bergeau, président de la Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMR), « le mot coopération est le mot de secours, mais nous n’avons vu aucune proposition concrète ».</p>
<p>« Par ailleurs, ajoute Patrick Pérignon, vice-président de la Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO), le positionnement de Xavier Bertrand était assez flou, il était parfois difficile de savoir s’il parlait en tant que Ministre de la Santé ou en tant que porte-parole de Nicolas Sarkozy ». Il est vrai qu’à la question « introduirez-vous les ORDAM ? », Xavier Bertrand s’est prononcé à titre personnel, sans que l’on puisse en déduire la position de Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Michel Chassang conclut cette journée par un constat ; « il n’y a pas de grande révolution. Si tous reconnaissent l’importance des soins de ville, nous restons sur notre faim quant aux moyens. C’est le flou artistique quant à la répartition ville/hôpital, et nous avons peu de réponse quant à la gouvernance du système. »</p>
<p>Depuis le début de cette campagne, le constat est donc le même, la santé n’est pas une priorité des candidats. Un mois avant le premier tour, il serait temps de changer de paradigme.</p>
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		<title>&#171;&#160;Convention pharmaceutique : les officinaux assurent ne pas vouloir empiéter sur le travail des médecins&#160;&#187; par l&#8217;APM</title>
		<link>http://loeildenile.eu/2012/03/09/convention-pharmaceutique-les-officinaux-assurent-ne-pas-vouloir-empieter-sur-le-travail-des-medecins-par-lapm/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 14:48:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[PARIS, 7 mars 2012 (APM) &#8211; Les représentants des trois syndicats de pharmaciens d&#8217;officine, commentant la mise en place envisagée de nouvelles missions rémunérées à l&#8217;acte, ont souligné mercredi leur souhait de ne pas empiéter sur le travail des médecins. A mi-parcours dans la renégociation avec l&#8217;assurance maladie de la convention pharmaceutique, qui doit s&#8217;achever <a href="http://loeildenile.eu/2012/03/09/convention-pharmaceutique-les-officinaux-assurent-ne-pas-vouloir-empieter-sur-le-travail-des-medecins-par-lapm/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>PARIS, 7 mars 2012 (APM) &#8211; Les représentants des trois syndicats de pharmaciens d&#8217;officine, commentant la mise en place envisagée de nouvelles missions rémunérées à l&#8217;acte, ont souligné mercredi leur souhait de ne pas empiéter sur le travail des médecins.<br />
<span id="more-343"></span><br />
A mi-parcours dans la renégociation avec l&#8217;assurance maladie de la convention pharmaceutique, qui doit s&#8217;achever fin mars, ils ont affiché mercredi leur unité sur l&#8217;impulsion à donner au métier de pharmacien, a constaté l&#8217;APM lors d&#8217;une rencontre organisée par nile.</p>
<p>Etaient présents le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Philippe Gaertner, le président de l&#8217;Union des syndicats de pharmaciens d&#8217;officine (Uspo), Gilles Bonnefond, et le trésorier de l&#8217;Union nationale des pharmacies de France (UNPF), Jean Biwer.</p>
<p>Sur la question du paiement à la performance, les trois syndicats se sont montrés ouverts à sa mise en oeuvre et donné des pistes sur la manière dont elle pourrait se faire. La question des génériques et des indicateurs de qualité dans le cadre de la rémunération à la performance devait être discutée mercredi après-midi par les partenaires conventionnels.</p>
<p>Gilles Bonnefond a expliqué que les missions pouvant être confiées aux pharmaciens concernaient notamment l&#8217;accompagnement des patients, avec par exemple un suivi de l&#8217;observance pour les patients ayant un traitement compliqué comme des anticoagulants, ou encore la prévention comme le respect du calendrier vaccinal.</p>
<p>Philippe Gaertner a cité l&#8217;exemple du suivi des patients asthmatiques, en notant toutefois que les dispositifs devront nécessairement être ciblés sur des sous-groupes de patients pour permettre aux pharmaciens d&#8217;avoir le temps d&#8217;effectuer ce suivi.</p>
<p>Il s&#8217;agirait de conduire un &laquo;&nbsp;entretien pharmaceutique&nbsp;&raquo; pour avoir &laquo;&nbsp;un bilan de médication&nbsp;&raquo; permettant &laquo;&nbsp;d&#8217;accompagner mieux la prescription du médecin&nbsp;&raquo;, et &laquo;&nbsp;non contrôler la prescription du médecin&nbsp;&raquo; comme cela a été &laquo;&nbsp;parfois mal compris&nbsp;&raquo;, a-t-il expliqué.</p>
<p>Alors qu&#8217;un membre de l&#8217;assistance évoquait la possibilité pour les officinaux de faire des &laquo;&nbsp;consultations&nbsp;&raquo;, tous les représentants syndicaux ont récusé ce terme. Avec les nouvelles missions, &laquo;&nbsp;il ne s&#8217;agit en aucune manière d&#8217;empiéter sur le domaine des médecins&nbsp;&raquo;, a déclaré Jean Biwer.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les pharmaciens ne revendiquent pas de faire du diagnostic&nbsp;&raquo;, a renchéri Gilles Bonnefond. Ce que font les pharmaciens, c&#8217;est du &laquo;&nbsp;conseil pharmaceutique&nbsp;&raquo;, ce qui passe soit par l&#8217;accompagnement de la dispensation d&#8217;une ordonnance, soit la réponse à un problème pour lequel le patient a estimé que ce n&#8217;était pas nécessaire de consulter son médecin, a expliqué Philippe Gaertner, soulignant également que les officinaux n&#8217;avaient &laquo;&nbsp;jamais eu de volonté d&#8217;aller sur le diagnostic&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Lors de la conférence, Martial Olivier-Koehret, ancien président de MG-France, a demandé s&#8217;il y aurait bien un retour d&#8217;information vers le médecin traitant.</p>
<p>Dans le cadre des &laquo;&nbsp;entretiens pharmaceutiques&nbsp;&raquo; qui pourront être réalisés, &laquo;&nbsp;chaque fois que l&#8217;autorisation nous sera donnée par le patient de transférer l&#8217;information, notre objectif est bien d&#8217;informer le médecin (&#8230;) de ce qui aura été dit&nbsp;&raquo;, a déclaré Philippe Gaertner.</p>
<p>Quant à la nomenclature des actes, il a estimé que la convention devrait fixer le cadre général des nouvelles missions et noté que trois missions devraient être définies d&#8217;emblée. Ensuite, les nouveaux axes de travail évolueraient en fonction des plans de santé publique.</p>
<p>Gilles Bonnefond a souhaité que la nomenclature reste &laquo;&nbsp;souple&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Attention de ne pas nous enfermer dans une nomenclature trop stricte&nbsp;&raquo;, a-t-il déclaré.</p>
<p>Les officinaux ont assuré que les officines disposeraient bien d&#8217;espaces de confidentialité pour conduire des suivis personnalisés. &laquo;&nbsp;Toutes les officines ont déjà un bureau, qui peut être le lieu de ces échanges&nbsp;&raquo;, a relevé Philippe Gaertner. &laquo;&nbsp;Les choses se mettent en place&nbsp;&raquo; en termes de lieux de confidentialité, a indiqué Jean Biwer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;UNPF TOUJOURS PRUDENTE SUR LA PROPORTION D&#8217;HONORAIRES<br />
Par ailleurs, l&#8217;UNPF est apparue de nouveau quelque peu en décalage avec les deux autres syndicats concernant la part de la rémunération des officines qui pourrait passer sous honoraires.</p>
<p>L&#8217;Uspo estime que d&#8217;ici cinq ans, 25% de la rémunération pourrait être liée à des actes (honoraires sur la dispensation et nouvelles missions), ce qui, ajouté aux 25% existants de rémunération fixe liée au forfait à la boîte, laisserait 50% de marge commerciale, a rappelé Gilles Bonnefond (cf APM SOPBL004).</p>
<p>La FSPF estime qu&#8217;en cinq ans, un quart de la rémunération des officines pourrait passer en honoraires, a également rappelé Philippe Gaertner.</p>
<p>Jean Biwer a en revanche évoqué pour l&#8217;UNPF une part de 10% d&#8217;honoraires.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je pense que [le taux de] 10% ne serait pas ambitieux pour notre profession et nous emmènerait droit dans le mur par rapport aux évolutions prévisionnelles du marché du médicament&nbsp;&raquo;, a répondu Philippe Gaertner.<br />
Il s&#8217;est dit sur la même ligne que Gilles Bonnefond sur un passage à l&#8217;acte de 25% de la rémunération. L&#8217;idée serait au démarrage de faire passer en honoraires la moitié de cette part puis de passer progressivement à 25% sur les quatre années suivantes. &laquo;&nbsp;Si on est en-dessous de cela, il n&#8217;y aura pas de réelle significativité&nbsp;&raquo;, a-t-il estimé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>so/ab/APM polsan</p>
<p>redaction@apmnews.com</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SOPC7001 07/03/2012 16:22 PHARMA ACTU</p>
<p>Tous droits réservés à APM International : <a title="APM International" href="http://www.apmnews.com/accueil.php" target="_blank">www.apmnews.com</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Les professionnels accusent l&#8217;assurance maladie du piétinement de la télémédecine&#160;&#187; par 01net.entreprises</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 16:13:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nile</dc:creator>
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		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Assises des Technologies Numériques en Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance Maladie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les troisièmes Assises de la santé numérique ont souligné le statu quo de la télémédecine. En cause : l’assurance maladie et l’absence de modèle économique des expérimentations déjà menées. S’agissant de la télésanté, et en particulier de la télémédecine, les constats sont les mêmes d’une année sur l’autre : les nombreuses expérimentations menées localement n’aboutissent <a href="http://loeildenile.eu/2012/03/02/les-professionnels-accusent-lassurance-maladie-du-pietinement-de-la-telemedecine-par-01net-entreprises/"> lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les troisièmes Assises de la santé numérique ont souligné le statu quo de la télémédecine. En cause : l’assurance maladie et l’absence de modèle économique des expérimentations déjà menées.<br />
<span id="more-326"></span><br />
S’agissant de la télésanté, et en particulier de la télémédecine, les constats sont les mêmes d’une année sur l’autre : les nombreuses expérimentations menées localement n’aboutissent jamais à des projets industrialisés, économiquement viables et étendus à l’échelle nationale, voire même régionale. Les troisièmes Assises des technologies numériques de santé ont démontré combien ce piétinement engendrait colère et frustration de la part des professionnels de santé. Lesquels ont, d’une part, questionné le rôle de l’Etat dans le développement de la télésanté, d’autre part, pointé la responsabilité de l’assurance maladie (absente des débats) dans ce statu quo.</p>
<p>En cause ? Sa réticence et sa lenteur à coder les actes de télémédecine de manière à les rendre remboursables. Celle-ci attend qu’on lui démontre que ces actes génèrent une véritable amélioration des soins, sans pour autant faire exploser les coûts. « ll est navrant de constater que depuis la publication du décret sur la télémédecine, cette nomenclature des actes n’a pas avancé. Résultat, les pratiques de télémédecine ne peuvent toujours pas être facturées », lance Olivier Mariotte, président de nile, et animateur des débats.</p>
<p>Notons, sur ce point, que les industriels et la direction des soins sont sur la même longueur d’onde. Orange Healthcare regrette ainsi l’absence de règle de gouvernance, et la DGOS, par la voix d’Alexandra Fourcade, responsable de la Mission des usagers de l’offre de soins estime « que c’est de la responsabilité de l’assureur public de se doter d’outils de gestion de risque à grande échelle ».<br />
Une approche ultralibérale de la télémédecine</p>
<p>Autre cible des débats : les politiques nationales d’e-santé, dont certains n’hésitent pas à remettre en cause le bien-fondé. C’est le sentiment de Guy Vallancien, professeur d’urologie à l’université Paris Descartes : « Arrêtons de créer des agences et des instituts qui coûtent des millions d&#8217;euros et emploient des milliers de collaborateurs. Laissons faire leur boulot aux personnels et aux systèmes informatiques. Que l’administration se limite à un rôle de garant de la protection des données, et qu’elle intervienne a posteriori, pas a priori. » D’autres avis pointent un « jacobinisme forcené », ou encore la fâcheuse tendance des institutions à construire des usines à gaz inopérantes au détriment des initiatives locales.<br />
L’égalité des soins au cœur des politiques d’e-santé</p>
<p>Réponse du ministère de la Santé : « Il ne faut pas opposer le petit projet local qui serait merveilleux au service national, lourd, qui ne fonctionnerait pas », lance Philippe Cirre, du secrétariat général du ministère de la Santé. « Les expérimentations menées jusque-là doivent profiter au plus grand nombre, et surtout changer d&#8217;échelle », poursuit-il. C’est précisément pour les sortir des laboratoires qu’il défend le principe d’une politique d’e-santé nationale déclinée en régions. Et ce par le biais des ARS (Agences régionale de santé).</p>
<p>Côté ARS, justement, on reconnaît que le niveau d&#8217;intervention est délicat. « Où doit-on positionner le curseur pour apporter un niveau de structuration minimal sans pour autant entraver l’innovation et la libre initiative ? », s’interroge Alain Corvez, directeur de la stratégie à l‘ARS du Languedoc-Roussillon. Tout en rappelant que les politiques publiques liées à la télémédecine sont là aussi pour « réduire les inégalités de santé en compensant les insuffisances sur certaines parties du territoire ».</p>
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<p><a title="Assises des Téchnologies Numériques en Santé" href="http://pro.01net.com/editorial/547664/les-professionnels-accusent-lassurance-maladie-du-pietinement-en-telemedecine/" target="_blank">Retrouvez ici l&#8217;article sur 01net.entreprises</a><br />
<a title="Synthèse des Troisièmes Assises" href="http://loeildenile.eu/wp-content/uploads/2012/03/Synthèse-3èmes-Assises-des-Technologies-Numériques-de-Santé.pdf" target="_blank">Et téléchargez la synthèse des Troisièmes Assises</a></p>
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