Laboratoires : candidate à la tête du LEEM, Emmanuelle Quilès veut un pacte politique avec le gouvernement

Article de Loan Tranthimy publié le 6 juin 2018 dans Le Quotidien du médecin

PDG du laboratoire Janssen France (groupe Johnson & Johnson), Emmanuelle Quilès est candidate à la présidence du LEEM (Les Entreprises du médicament), syndicat patronal de l’industrie pharmaceutique. Si elle est élue le 11 septembre, elle serait la première femme à ce poste stratégique (occupé depuis 2013 par Patrick Errard, directeur général de la filiale française d’Astellas Pharma).

Invitée ce mercredi du café Nile, l’ancienne patronne France de Pfizer n’a pas fait dans la langue de bois pour justifier sa candidature. À un mois du très attendu conseil stratégique des industries de santé (CSIS), présidé par Édouard Philippe, Emmanuelle Quilès presse le LEEM à se mettre en ordre de marche. Les enjeux sont de taille pour le secteur du médicament qui « a besoin de croissance » mais « qui du mal à se faire entendre par les tutelles », diagnostique-t-elle.

Jouer collectif, reprendre un rôle politique 

Le cap fixé par Emmanuelle Quilès est clair : il convient de redéfinir le rôle du LEEM avec tous ses adhérents « pour augmenter sa capacité à se faire entendre », renouer un dialogue direct avec les pouvoirs publics et démontrer que le secteur est moteur de croissance économique, dans une démarche responsable de santé publique.

« Quelle est aujourd’hui la place du LEEM dans le monde de la santé ? Va-t-on rester centré sur notre nombril qui est le médicament ou va-t-on accompagner le monde qui bouge ? Le LEEM doit jouer collectif, reprendre son rôle politique au lieu de discuter de mesurettes. Il faut passer un pacte tourné vers le futur avec le gouvernement », a-t-elle martelé.

Perte de chance insupportable

Dans le cadre de ce pacte, la patronne de Janssen France, volontariste, réclame à l’exécutif des signaux forts en matière d’investissement pour favoriser la recherche et le développement en France, mais aussi pour assurer l’accès rapide des patients aux nouvelles alternatives thérapeutiques. « Pourquoi, faut-il 500 jours en France pour qu’un nouveau médicament soit accessible, au lieu des 300 jours en Allemagne ? La perte de chance pour les patients dans certains domaines thérapeutiques est insupportable », dit-elle sans fard. 

Favorable à la simplification des taux de remboursement des médicaments, « même si le diable est dans les détails », Emmanuelle Quilès fait confiance à la ministre de la Santé Agnès Buzyn. « Si j’étais élue présidente du LEEM, j’irais la voir. Elle peut faire beaucoup de choses », déclare-t-elle tout de go.

À commencer par le prochain budget de la Sécu. « Le déficit s’améliore grâce à la croissance générale. Si demain il y a moins d’économies à faire, comment cela va-t-il se traduire concrètement pour les laboratoires qui contribuent depuis des années à 50 % des économies ? », a-t-elle glissé. 

Un autre candidat à la présidence du LEEM est d’ores et déjà déclaré : il s’agit de Philippe Tcheng, qui dirige les relations gouvernementales France de Sanofi, également président de l’une des entités de Sanofi basées en France, SAG (Sanofi-Aventis Groupe).

Pour ou contre des médecins managers ? Le point de vue de Laurent Chambaud, directeur de l’école EHESP

Article d’Anne Bayle-Iniguez publié le 23 mai 2018 dans Le Quotidien du médecin

Et si les médecins décidaient d’embrasser la carrière de directeur d’hôpital, que se passerait-il ? Pour Laurent Chambaud, cela changerait « beaucoup de choses » et apporterait de la diversité dans la conception managériale des établissements de santé, qui en ont, selon lui, bien besoin. 

Le directeur de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) a livré son « sentiment personnel » sur la méthode de formation des directeurs d’hôpital et sur l’avenir de la profession, à l’occasion d’une récente conférence de presse organisée par l’agence Nile. 

L’EHESP propose de former les futurs managers hospitaliers sur concours d’entrée. La majorité des étudiants postulants proviennent des filières administratives, politiques (Sciences Po) ou soignantes (instituts de formation de soins infirmiers). « L’école n’est pas maître des flux d’entrée, a commenté Laurent Chambaud. Un médecin peut sous certaines conditions passer le concours mais, aujourd’hui, ça ne se fait pas. »

« Le meilleur équilibre serait d’avoir des directeurs d’hôpital d’horizons différents, a-t-il ajouté. La fonction de directeur d’hôpital ne doit pas être prisonnière d’un seul corps professionnel. Plus elle sera ouverte, plus elle sera performante. »

Diriger un hôpital, mais pas une maison de santé

Outre les métiers du management hospitalier, l’EHESP forme également via un diplôme d’établissement (DE) à la nouvelle profession d’« animateur de regroupements pluriprofessionnels de soins primaires », d’après l’intitulé de la plaquette de formation. Pour Laurent Chambaud, le médecin de demain pourra diriger un hôpital mais plus difficilement une structure de soins libérale. « Il y a un débat à venir sur la fonction de coordinateur ou d’animateur des maisons de santé pluridisciplinaires,a-t-il analysé. Quel sera ce métier ? Qui prendra le poste ? Les médecins n’auront pas le temps de le faire, et ce n’est pas vraiment leur métier ! »

« Il faut saisir l’opportunité des GHT » pour « une plus forte cohésion » dans les hôpitaux (Laurent Chambaud, EHESP)

PARIS, 16 mai 2018 (APMnews) – La mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT) est l’occasion de mieux former les directeurs d’établissement, cadres de santé et médecins à travailler ensemble et d’améliorer la cohésion entre les différents acteurs , a estimé mercredi Laurent Chambaud, directeur de l’école des hautes études en santé publique (EHESP).

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Optique, prothèses : les complémentaires inquiètes du coût du reste à charge zéro

Article de Marie Foult publié le 13 avril 2018 dans Le Quotidien du médecin

Les négociations sur le « reste à charge zéro » dans trois secteurs (dentaire, optique, prothèses auditives), soulèvent l’inquiétude croissante des complémentaires santé.

Alors que la ministre Agnès Buzyn a assuré jeudi matin sur RMC que cette promesse d’Emmanuel Macron de rembourser intégralement une offre d’optique et de prothèses dentaires et auditives serait tenue, la Mutualité française redoute que le mécanisme de plafonnement des prix de l’optique et des prothèses alourdisse la note in fine« Le coût de la réforme pour les complémentaires et pour les Français dépendra des décisions qui seront prises », a affirmé à l’AFP Thierry Beaudet, le président de la Mutualité.

Selon lui, d’ores et déjà, le projet de convention entre les dentistes et l’assurance-maladie se traduira par une dépense supplémentaire de 500 millions d’euros pour les mutuelles (environ 200 millions d’euros pour les tarifs des soins et 300 millions pour mieux rembourser les prothèses).

Or, d’après la ministre de la Santé, l’objectif est clairement « de ne pas accroître les tarifs des complémentaires santé », ce qui disqualifierait la réforme du reste à charge zéro. 

Mesurer l’impact

Pas si simple! « Pour tenir l’objectif que donne la ministre, il va falloir être très attentif au contenu et à la conclusion des discussions sur l’optique et l’audioprothèse », prévient le patron de la Mutualité. Thierry Beaudet réclame une mise en œuvre de la réforme « réfléchie dans le temps » pour permettre de modifier les contrats, et de « mesurer l’impact financier, notamment pour le sujet sensible des cotisations »« La réforme du reste à charge zéro, ce n’est pas qu’une question de remboursement mais bien de prix pratiqués notamment par les opticiens. Cela suppose de repenser le modèle économique de certaines filières », résumait Thierry Beaudet il y a quelques jours, lors d’un café Nile, à Paris.  

Du côté du groupe AG2R La mondiale (2,1 milliards d’euros de cotisations santé en 2017), les interrogations sur la réforme sont loin d’être levées. « On se pose beaucoup de questions, explique Philippe Dabat, directeur général délégué du groupe, qui participe aux négociations. Les enjeux ne sont pas les mêmes pour chacun des secteurs. » Sur l’audioprothèse, le ministère envisagerait des plafonds de prix de 850 euros par prothèse auditive (contre une moyenne de 1500 euros). « Quel effet cela aura-t-il pour les audioprothésistes, et pour les clients ? Tout cela est très flou, poursuit Philippe Dabat. Mais la probabilité que cela coûte moins cher aux mutuelles est faible. »

Le calendrier de mise en œuvre de la réforme devrait être annoncé au mois de juin.

Reste à charge zéro: les audioprothésistes opposés à une dissociation du financement de l’appareil et de la prestation

PARIS, 5 avril 2018 (APMnews) – Les représentants des audioprothésistes s’opposent, dans un communiqué commun publié mardi, à la dissociation du financement de l’appareil auditif et des services associés, une piste évoquée au cours de la concertation actuelle sur le reste à charge zéro pour l’optique, le dentaire et les audioprothèses.

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Reste à charge zéro : le président de la Mutualité confiant

PARIS, 4 avril 2018 (APMnews) – La concertation en cours sur le reste à charge zéro va aboutir à la définition d’un panier de soins entièrement remboursé mais les complémentaires pourront continuer à aller au-delà, a expliqué Thierry Beaudet, président de la Mutualité française, lors d’une rencontre organisée par le cabinet de conseil nile.

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Nouveaux anticancéreux : après l’AMM, il faut des études en vie réelle pour continuer à préciser la place des médicaments (Muriel Dahan, INCa)

PARIS, 29 mars 2018 (APMnews) – Les nouveaux anticancéreux devraient faire l’objet, après l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (AMM), d’études en vie réelle dont le but serait de préciser l’intérêt de ces produits et leur place par rapport aux autres options dans la prise en charge des patients, a estimé Muriel Dahan, directrice des recommandations et du médicament à l’Institut national du cancer (INCa), mercredi lors d’un café nile.

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La T2A « ne doit pas service de méthode de pilotage de politiques publiques qu’on n’arrive pas à assumer » (Olivier Véran)

PARIS, 24 janvier 2018 (APMnews) – Olivier Véran, député LREM, a déploré mercredi que les effets de la tarification à l’activité (T2A) soient parfois mis en avant pour justifier la fermeture de services qui auraient pu être fermés plus tôt s’ils « ne font peut-être plus sens en termes de besoins de santé ».

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Télémédecine : les négociations conventionnelles pourraient s’ouvrir dès décembre

PARIS, 25 octobre 2017 (APMnews) – Les négociations conventionnelles entre l’assurance maladie et les syndicats de médecins sur la télémédecine pourraient s’ouvrir dès le mois de décembre et s’étendre par la suite à d’autres professions de santé, a annoncé mercredi le directeur général de l’assurance maladie, Nicolas Revel.

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L’assurance maladie s’enthousiasme pour le nouveau cadre des expérimentations

PARIS, 25 octobre 2017 (APMnews) – Le directeur général de l’assurance maladie, Nicolas Revel, a dit mercredi « fonder beaucoup d’espoirs » sur le renouveau du cadre des expérimentations prévu par l’article 35 du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

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